Gestion de crise : il faut anticiper !
15 juillet 2012 par Patricia Rohee
Le plus souvent, confrontés à une crise, les dirigeants tombent de haut. Assurés de la qualité de leurs produits, ils n’imaginent pas être mis en cause sans préavis. Pourtant, chaque entreprise peut un jour y être confrontée. C’est pourquoi il est essentiel de se préparer à une telle éventualité. Mesurer les risques potentiels, affûter ses arguments au préalable, en un mot, gérer la crise en amont. Cela peut s’avérer très efficace pour la suite.
Anticiper la crise :
L’évolution d’une situation de crise dépend des conditions dans lesquelles elle sera appréhendée par le dirigeant, notamment par une anticipation de ses facteurs de risque.
Que la crise résulte d’une rupture (perte brutale d’un client, arrêt d’activité, baisse de l’activité, du chiffre d’affaires, des résultats,…) ou d’un événement subi dans la vie de l’entreprise, le dirigeant doit disposer de moyens de détection précoces pour en anticiper les effets les plus rapidement possible.
C’est le sens de la loi de Sauvegarde du 26 juillet 2005 dont la maître mot est « anticiper ».
« Anticiper » c’est avant tout s’organiser et ne pas rester isolé alors même que la tendance naturelle du dirigeant est parfois de se replier sur lui-même.
Détecter une situation de crise
Quelle que soit la taille de l’entreprise, les outils de pilotage et de suivi de l’activité dont l’entreprise peut disposer sont nombreux et chacun définit ses propres critères d’appréciation de la pérennité à court et moyen terme : tableau de bord, prévisionnel d’exploitation et de trésorerie, reporting, contrôle de gestion, seuils de rentabilité, rations,…
La connaissance régulière de l’évolution de ces indicateurs est la seule qui permette une détection précoce des difficultés de l’entreprise et de leurs effets.
Les stratégies du dirigeant dans le choix des procédures
Des procédures existent pour aider votre entreprise à dépasser ses difficultés : la loi a confié aux tribunaux de commerce un rôle de prévention.
Les Procédures amiables de prévention des difficultés des entreprises :
- Le Mandat ad Hoc : le recours aux conseils d’un spécialiste pour vous accompagner dans le traitement de vos difficultés tout en restant dans un cadre de confidentialité. L’entreprise ne doit pas en état de cessation de paiement.
- La Conciliation : le recours à un conciliateur afin de parvenir à un accord avec vos créanciers. L’entreprise ne doit pas être en cessation de paiement depuis plus de 45 jours.
Les Procédures collectives :
L’ouverture de ces procédures se fait par un jugement du tribunal de commerce. Elles arrêtent les poursuites des créanciers antérieurs et font l’objet de mesures de publicité légale. L’entreprise est placée sous contrôle du tribunal et son activité doit suivre les règles définies par la loi.
- La procédure de Sauvegarde : une procédure aidant à engager la réorganisation de votre entreprise pour prévenir une cessation des paiements. L’entreprise peut faire l’objet d’une procédure de sauvegarde lorsque, sans être en état de cessation de paiement, elle justifie de difficultés qu’elle n’est plus en mesure de surmonter. Cette procédure permet d’arrêter un plan, sous le contrôle du tribunal, pour apurer le passif.
- Le Redressement Judiciaire : une procédure d’accompagnement de votre entreprise si elle est déjà en cessation des paiements dans le but de poursuivre l’activité, maintenir l’emploi et apurer le passif.
- La Liquidation Judiciaire : une procédure dans le cas où le redressement est manifestement impossible. Cette procédure met fin à l’activité de l’entreprise et permet de réaliser ses actifs pour apurer le passif.
Pour tous accompagnements dans vos démarches, n’hésitez pas à prendre contact avec notre Chambre de Commerce au 02-33-64-68-00, un conseiller est à votre disposition.
